Soirée du 1er février – Musique et danse, avec Philippe Charru sj.

Aujourd’hui nous retrouvons Philippe Charru qui avait fait voyager nos oreilles vers des horizons nouveaux lors d’une précédente soirée du parcours Musique. Cette fois-ci, c’est une approche du lien intime entre la musique et la danse qu’il nous propose de découvrir.   Philippe Charru nous présente tout d’abord le cadre historique et artistique du célèbre […]

Soirée du 1er février – Musique et danse, avec Philippe Charru sj.

Aujourd’hui nous retrouvons Philippe Charru qui avait fait voyager nos oreilles vers des horizons nouveaux lors d’une précédente soirée du parcours Musique. Cette fois-ci, c’est une approche du lien intime entre la musique et la danse qu’il nous propose de découvrir.  

Philippe Charru nous présente tout d’abord le cadre historique et artistique du célèbre Sacre du Printemps de Igor Stravinsky. Véritable scandale à sa première représentation en 1913, le Sacre demeure une œuvre majeure du XXème siècle. Ce ballet est né d’une simple vision de Stravinsky et ne raconte pas une véritable histoire : après un premier tableau d’adoration de la terre, l’œuvre met en scène un rite païen russe de sacrifice d’une jeune fille au dieu de la nature.

De nombreux chorégraphes ont travaillé sur la musique de Stravinsky et c’est tout d’abord la version de Pina Bausch (1975) que nous regardons ensemble. La danse est ici à la fois belle, épurée mais aussi éprouvante par l’intensité de chaque mouvement. Pieds nus dans la terre installée sur le sol de la scène, les danseurs se donnent tout entiers à la musique. Ils expriment par leurs corps la pesanteur de la terre et l’élan tragique du sacrifice. D’après le témoignage de l’une des danseuses, il fallait mourir véritablement sur scène et lutter contre les réflexes de légèreté de la danse classique pour au contraire ressentir la pesanteur des corps. Les respirations des danseurs sont audibles et nous permettent de nous rassurer, les danseurs sont toujours bien vivants à la fin de la représentation !

Nous voyons ensuite une reconstitution du ballet tel que donné à sa première représentation avec la chorégraphie de Nijinski. Si la musique est bien la même, la danse nous semble bien classique par rapport à celle de Pina Bausch, bien que résolument moderne pour l’époque.

Philippe Charru nous parle également de la nécessité de la danse : l’homme danse parce qu’il marche et il chante parce qu’il parle. Il nous invite également à « marcher comme si c’était la première fois », sans objectif précis, pour la simplicité du geste. La Bible le dit, la danse et la musique sauvent, et bien, dansez maintenant !

Un grand merci à Philippe Charru 

Noémie

Et en bonus, un court reportage sur la représentation du ballet de Pina Bausch en 1997, à l’opéra Garnier.

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